Vous l’avez payé entre 1 500 et 4 000 €. Vous avez fourni les photos, relu les textes, attendu trois mois. Le jour de la mise en ligne, vous étiez fier : vous l’avez montré autour de vous.
C’était il y a deux ans. Combien de clients vous a-t-il apportés depuis ? Pas « de visites ». Pas « de compliments ». Des clients, qui ont payé une facture.
Si la réponse est « aucun, à ma connaissance », respirez : c’est le cas de la majorité des sites de petites entreprises. Et ce n’est presque jamais la faute du gérant. Voici ce qui s’est réellement passé.
Un site n’est pas une plaque de laiton
Le malentendu commence à la commande. On vous a vendu (et vous avez acheté) une carte de visite en ligne : quelque chose qui fait sérieux, qu’on montre, qui rassure. L’équivalent numérique de la plaque gravée à l’entrée d’un cabinet.
Le problème : une plaque de laiton fonctionne parce qu’elle est posée dans une rue passante. Votre site, lui, a été posé dans un désert. Il est en ligne, certes. Mais en ligne n’est pas visible. Un site que Google ne montre à personne est une plaque dans une impasse : magnifique, et parfaitement inutile.
Personne ne vous a menti, au sens strict. On vous a livré un site. On ne s’était juste jamais engagé à ce que quelqu’un le trouve.
Les trois symptômes d’un site qui dort
Pas besoin d’être technicien pour poser le diagnostic. Trois signes, vérifiables ce soir :
Personne ne vous dit « je vous ai trouvé sur internet ». Vos nouveaux clients viennent du bouche-à-oreille, comme avant le site. Le site n’a rien changé à vos entrées : il a changé votre image, pas votre chiffre.
Vous ne sortez que sur votre propre nom. Quand on tape « Menuiserie Martin », vous êtes là. Quand on tape « menuisier » et votre ville (ce que tapent les gens qui ne vous connaissent pas encore, c’est-à-dire tous vos futurs clients), vous n’existez pas. Un site qui ne sort que sur votre nom ne parle qu’aux gens qui vous connaissent déjà.
Le site n’a pas bougé depuis sa mise en ligne. Mêmes textes, mêmes photos, aucune trace de vie. Google s’en aperçoit, et vos visiteurs aussi : un site figé depuis 2023 fait douter qu’on soit encore en activité.
Ce que ça coûte, en vrai
Faisons le calcul que personne n’aime faire (chiffres illustratifs, remplacez par les vôtres).
Disons qu’un client vous rapporte en moyenne 800 €. Si un site correctement visible vous amenait ne serait-ce que deux clients par mois (une hypothèse prudente sur la plupart des métiers locaux), cela représente environ 19 000 € par an qui, aujourd’hui, vont ailleurs. Chez qui ? Chez celui qu’on trouve. Relisez le montant que vous avez payé pour votre site : le vrai coût n’a jamais été la facture. C’est le manque à gagner de chaque année où il dort.
Et pendant ce temps, le site continue de coûter son hébergement, son nom de domaine, parfois une « maintenance ». Vous payez l’entretien d’une machine à l’arrêt.
La bonne nouvelle : il est peut-être récupérable
Tout n’est pas à jeter, loin de là. Dans beaucoup de cas, le site existant est une base saine à laquelle il manque ce qu’on n’a jamais mis dedans : les mots que vos clients tapent, une fiche Google reliée et vivante, des preuves (avis, réalisations), et la structure technique qui permet à Google (et désormais aux IA comme ChatGPT) de comprendre qui vous êtes et où vous travaillez.
Parfois, en revanche, la fondation est mauvaise et repartir coûte moins cher que réparer. La seule erreur, c’est de décider sans savoir : refaire un site qui n’avait besoin que d’être réveillé, ou raccommoder pendant des années un site condamné.
Quinze minutes pour trancher
C’est exactement ce que notre audit gratuit vous dit : si votre site est invisible, pourquoi il l’est, ce qu’il vous coûte réellement chaque mois, et s’il faut le réparer ou le remplacer. Vous repartez avec le rapport et le verdict. Vous en faites ce que vous voulez.
Votre site vous a déjà coûté assez cher pour que vous sachiez, au moins, ce qu’il vaut.